Ce sont les vacances. Je ne branle absolument rien et c’est délicieux. Je mets un quart d’heure pour préparer mon Martini on the rocks, c’est tout. J’ai retrouvé un enregistrement d’une conversation entre Dostoïevski et son épouse en 1886, au bord de la mer noire :
ANNA : Tu viens te baigner, mon doudou ?
DOSTOÏEVSKI : Oh non, l’eau est trop froide !
ANNA : Non, elle est vachement bonne. J’ai envie d’enlever le haut de mon maillot, je veux faire bronzer mes seins.
DOSTOÏEVSKI : Ne déconne pas ! Tolstoï et sa pétasse sont sur la serviette à côté. Si Tolstoï voit tes nichons, tu vas te retrouver dans La Mort d'Ivan Ilitch ! Tu le connais, cet enfoiré, c’est un voyeur, un pervers, un Strauss-Khan !
ANNA : C’est très chiant, les écrivains !
DOSTOÏEVSKI : Arrête ! Moi je suis hyper cool. Je ne t’ai fait aucun reproche quand tu as dévalisé toutes les boutiques de Moscou. Tu as même acheté la robe cintrée à manches longues et la pochette en cuir de veau de Vivienne Westwood, et ce n’était pas donné. En plus, je te fais des trucs sympas avec mon Polzounkov !
ANNA : Ouais, hier soir, c’était mémoires écrits dans un souterrain ! Tu étais à six mètres de mon point G !
DOSTOÏEVSKI : Je n’avais pas digéré la croustade de poule au riz. Fais gaffe, Tolstoï te mate ! Et ne te caresse pas les tétons !
ANNA : Je mets de la crème solaire, tête de nœud !
DOSTOÏEVSKI : Allez, tu m’énerves, va tremper ton cul dans la flotte !
ANNA : Le Tsar devrait tous vous envoyer en Sibérie pour vous calmer ! Ecrivains de merde !...