Facebook, Youtube, Instagram, Twitter, Snapchat… Si les réseaux sociaux font désormais partie intégrante de la vie quotidienne de bon nombre d'entre nous, ils semblent purement et simplement devenus indispensable aux 15-24 ans. Mais quelle incidence ont-ils sur la vie de ces derniers ? Et surtout, leur sont-ils bénéfiques ? Des questions auxquelles différentes études ont tenté de répondre ces derniers mois.

Ainsi, en mai dernier, dans le cadre d'une enquête baptisée #StatusOfMind, la Royal Society for Public Health et le Young Health Movement (deux organismes britanniques) ont interrogé pas moins de 1 500 personnes âgées de 15 à 24 ans. Objectif : évaluer l’impact des cinq principaux réseaux sociaux sur leur santé mentale, en se basant sur des critères tels que la solitude, la perception de soi, le stress ou encore le harcèlement.

Mauvaise nouvelle pour Instagram qui se révèle le réseau social le plus nuisible aux utilisateurs de la tranche d’âge étudiée. Pour 70% des jeunes gens interrogés, la plateforme qui pullulent de photos retouchées prônant le culte de la minceur et la perfection dans tous les domaines de la vie, contribueraient à leur mal-être moral et physique.

70% des 12-20 ans coupables de harcèlement en ligne 
Problème, l’enquête #StatusOfMind n’est pas la seule à pointer du doigt le réseau social de partage de photos et de vidéo. En effet, les conclusions des chercheurs de l’association anti-harcèlement Ditch the label ne sont guère plus réjouissantes. Selon eux, Instagram serait le réseau comportant le plus de commentaires injurieux et blessants. Ainsi, un tiers des adolescents d’Instagram dit craindre quotidiennement d’être pris à partie à cause de son physique, tandis que 7 % des jeunes utilisateurs déclarent, eux, avoir déjà été harcelés et/ ou intimidés (contre 6% sur Facebook).  Une angoisse justifiée quand on sait que, selon cette même étude, 70% des jeunes de 12 à 20 ans se serait déjà rendus coupables de harcèlement en ligne.

Mais l’une des pires dérives d’Instagram est probablement le problème d’estime qu’il instille chez les plus jeunes. Pour preuve, 35% des répondants admettent que leur confiance en eux est fonction du nombre de leurs followers et 47% avouent ne pas raconter la réalité sur les réseaux sociaux, préférant afficher une version très améliorée de leur image et de leur quotidien. Ou quand Instagram nous pousse à maquiller la réalité...

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M-L. M.


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