Je ne peux m’enfermer dans les limites d’un autre, se dit la graine. La semence n’eut plus envie d’être le tournesol attendu une fois la terre fécondée. Elle se rêva coquelicot, betterave et même ortie. Elle se sentait captive de cette forme qu’un autre avait pour elle modelée. Il fallait que ses pétales soient longs, que sa tige soit forte, que son cœur de graines soit le réceptacle des abeilles. Elle, elle s’imaginait herbe folle, sans autre tuteur que la liberté de... Lire la suite sur le blog ›
Cet article provient du blog La lippe qui murmure. Estelle habite à Landes et est également auteur de La lecture de son corps et Enfiler un nuage.