Elle était là, indifférente à la trotteuse saccadée alors que nous fixions tous, dans un ballet désordonné, les aiguilles autour de nos poignets. Les minutes pesaient sur nos jambes tendues. Les siennes portaient haut un galbe impassible que le tissu relâché laissait deviner. Le carrelage mille fois piétiné comme socle de sa stature, elle savait que le moment viendrait où elle desserrerait ce qu’elle avait sur le cœur. Inutile de piaffer. D’ailleurs, ce n’était pas son... Lire la suite › — Cet article provient du blog La lippe qui murmure. Estelle habite à Landes et est également auteur de Le grain de beauté et La graine rêveuse.