Mes mains pianotaient sur le volant une partition qu’aucun chef d’orchestre ne guidait. Par cœur mais sans âme, la route se dévidait dans l’amphithéâtre désaffecté de mon esprit. L’inconscient veiné du tracé monotone, je ne voyais plus rien, j’avais déjà tout vu. L’ordre des maisons scandaient désormais, sans plus retentir, un refrain éraillé. Fermes, longières, demeures abandonnées, pavillons à vendre. La vie des villages traversés, alignés sans chronologie ni... Lire la suite ›