Femme Actuelle Hellocoton

La Page Hellocoton de Filou64

  • Philippe,
  • Bayonne

Je suis marié, j'adore ma femme qui est ronde, belle et géniale.

J’ai travaillé un petit peu sur mon nouveau roman. J’ai écrit quelques pages, un passage assez amusant. Dans ce passage, il y a Marie et Ayem de Secret Story, et Joey Starr. Ce n’est pas gratuit, ça a un sens. Maintenant, j’ai arrêté. Deux copines, Joëlle et Myriam, m’ont demandé d’écrire pour elles des sketches pour une série vidéo. Je ne suis qu’à moitié motivé. Elles ont un sujet de prédilection : les tabous. Elles veulent se moquer des tabous. Aujourd’hui, dans notre société, il n’y a plus que des tabous.... Lire la suite » On ne peut rien dire ni rien faire. Bien entendu, je n’ai pas l’intention de faire des caricatures de Mahomet. Ça n’a aucun intérêt, Mahomet n’existe pas, c’est du bidon. Je me sens victime d’une certaine oppression. Fumer, ça devient pire qu’être pédophile. Quand je sors un cigare, on me regarde comme si j’avais une bombe H dans la main. Boire, c’est pratiquement pareil. Je vis avec une fille grosse, c’est carrément de la provocation. La femme doit être maigre ! Les produits minceurs occupent les ¾ du temps télévisuel. « Manger et bouger » est devenu la devise de la France. Et il y a aussi l’écologie, cette tarte à la crème fasciste, qui est le seul discours des gogos et des bobos. Un sujet important : le gaz de schiste. Je suis pour à fond. Avec le gaz de schiste, la facture de gaz serait divisée par deux ou par trois. Il y aurait des centaines de milliers d’emplois. Les chercheurs sont à la pointe, il faut les laisser faire. Seulement voilà, les politiques ont la trouille de décider. Dans un de ses bouquins (sa correspondance musclée avec Bernard-Henri Levy), Michel Houellebecq dit : « Je suis nihiliste, réactionnaire, cynique, raciste et misogyne ». C’est très courageux. Mais il vit en Irlande, il est tranquille. Mais si un type comme moi dit ça, ici, en France, il sera pendu. Regardez Véronique Genest. L’autre soir chez Morandini, sur NRJ 12, elle a dit qu’elle était islamophobe. Tous les censeurs lui ont sauté dessus. Pourtant, on devrait avoir le droit de dire ce qu’on pense, non ? Moi, je n’aime pas le Nutella ; on dirait de la merde. Je pense que nos politiques sont médiocres et dangereux, et que les italiens ont de la chance d’avoir Mario Monti. Je fume dans les toilettes des trains. J’en ai marre de payer des impôts pour financer des enseignants inaptes. Je veux qu’on construise des prisons. La zumba me casse les pieds. Juliette Binoche est une actrice qui donne la nausée. Je refuse de rouler dans une voiture électrique. La limitation de vitesse sur les autoroutes, c’est absurde. Verser des centaines de millions d’aide au cinéma français, c’est avoir 4 films par an avec Frank Duboscq, c’est très douloureux. Ce qui se passe en Syrie, je n’en ai rien à foutre. Je peux encore allonger la liste ; je suis contre des milliers de trucs. Mais je suis pour d’autres choses : Beethoven, Mozart, les digestifs, les apéritifs, les Davidoff, les grosses bagnoles qui font du bruit, le nucléaire, le thon rouge et les grosses poitrines. Je vais me reposer, ça crève de briser des tabous !

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Je viens de lire un article sur la bataille de Borodino dans le journal La Russie d’Aujourd’hui. C’était en septembre 1812, il y a 200 ans. Personne n’a vraiment gagné cette bataille. Les russes se sont fait malle, pour pouvoir contre-attaquer plus tard. La grande armée de Napoléon est partie à Moscou. Finalement, ce sera le grand froid qui aura raison de la grande armée. Tolstoï raconte : « Ah ouais, ça caillait mort ! J’avais mon Damart, mais ça ne suffisait pas. Ma femme, j’ai mis une semaine pour la dégeler dans la... Lire la suite » niche des labradors ! » Je n’arrive pas à ne pas aimer Poutine. Il tape sur la gueule des Tchétchènes, mais ce sont des islamistes. Et puis, c’est quoi les Tchétchènes ? Il n’y a pas de Proust Tchétchène, ni de Mozart, ni de Jayne Mansfield. Poutine ressemble vachement à James Bond. Je préfère Roger Moore, mais c’est sympa quand même. Des médecins suédois ont annoncé avoir greffé chez deux patientes les utérus de leurs mères respectives. Je ne voudrais pas recevoir l’utérus de ma mère ! L’utérus, c’est très mystérieux. Je suis incapable de dessiner un utérus ; je ne dessine pas non plus les hippocampes. Dans ses romans, Dostoïevski n’évoque jamais l’utérus. Dans Les Frères Karamazov, il y a deux pages sur le clitoris de Katerina Ivanovna Verkhovtseva :
DIMITRI : C’est quoi ce machin ?
KATERINA : Mon clitoris !
DIMITRI : Et ça sert à quoi ?
KATERINA : Ben c’est pour… le plaisir… Avec tes mains, tu…
DIMITRI : Ah ouais ! Super ! On dirait du nougat mou !
KATERINA : Fais gaffe ! Ne mord pas dedans !
Autrement, ce que j’aime chez les suédois, ce sont les suédoises (« Il y des suédoises qui font des massages finnois en utilisant des harengs, c’est génial ! » dit mon ami Gros Nul). La littérature Russe est passionnante, elle n’a rien à envier à la littérature français. Par exemple, Tchekhov est parfois aussi barbant que Christine Angot. Pouchkine m’a toujours fait fantasmer. C’est un drôle de mec, une espèce de mousquetaire. En 1820, l'empereur Alexandre Ier l’envoi en exil parce qu’il a fait des blagues sur sa barbe. Après, il voyage dans le Caucase et en Crimée, il publie un poème blasphématoire, puis revient à Moscou. Il a une vie dissolue de débauché. Il se marie avec Natalia Nikolaïevna Gontcharova qui est très bien fichue. Natalia est très dépensière ; meilleure cliente de Zalendo. Pouchkine écrit beaucoup. Mais Natalia se laisse séduire par un officier alsacien qui lui montre sa zigounette qui a le look d’une Knack. Pouchkine, fâché, provoque l’officier en duel. Ce duel a lieu dans les faubourgs de Saint-Pétersbourg, près de la rivière noire. Le poète reçoit une balle de pistolet dans le ventre et meurt deux jours après (« Je meurs, tué par un type qui a une knack ! »). Œuvre de Pouchkine à lire en priorité : Boris Godounov. Bon, en ce moment, je ne lis absolument rien. Il n’y a pas un seul bouquin qui m’intéresse. Vivement que mon roman sorte, j’aurais quelque chose à mettre sous la dent !

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Ce qu’il y a de formidable chez les femmes, c’est qu’elles sont incompréhensibles. Comme la cuisine mexicaine. Je vis avec une femme depuis très longtemps mais je ne suis pas plus avancé. En fait, observer une femme, ça correspond à regarder une toile de Picasso durant des heures. Picasso nous dit qu’il a peint sa maîtresse du moment. Et on voit quoi ? On voit des ronds, des carrés, des triangles, mais où sont les nichons ? Picasso est certes un grand peintre, mais ses tableaux ne sont pas beaux. Moi j’aime Botticelli. Si... Lire la suite » j’étais peintre, je peindrai Le Retour de Judith à Béthulie ou La Vierge à la roseraie. C’est comme la sculpture. Je suis fan de Rodin (il est scorpion comme moi, en plus). Mais Jeff Koons, ce sont quand même des foutaises. Et Warhol ; on en fait des tonnes sur Warhol, mais ce n’est pas un artiste, ce n’est qu’un marchand. Alors, la femme. La femme est réglée. Et nous, les hommes, nous sommes déréglés. On a d’un côté une montre Suisse, et de l’autre un trampoline. Le couple ne peut fonctionner que si l’homme s’accroche fortement à la petite aiguille. Ma femme n’apprécie pas particulièrement le film Des Pissenlits par la racine, alors que moi je trouve que c’est un chef-d’œuvre. Inspiré du roman de Clarence Weff intitulé "Y'avait un macchabée", le film met en scène Jo Arengeot et Pommes-chips, petits bandits fraîchement sortis de prison. Après avoir joué au tiercé pour son ami Jo, Pommes-chips glisse le ticket dans le revers de sa veste et disparait en poursuivant Jack, un rival amoureux. Contre toute attente lors d'un corps à corps, le peureux Jack tue Pommes-chips, avant que Jo ne découvre qu'il a gagné au tiercé, et n'essaie de récupérer son ticket gagnant. Où se trouve donc le corps de Pomme chips ? Il est dans la contrebasse de Michel Serrault. Serrault joue au théâtre une pièce qui est une sorte de Guerre et Paix. Et puis, bien sûr, il y a Louis de Funes, génial comme d’habitude. Ce film est sorti sur les écrans en même temps que « 100000 dollars au soleil » et n’a eu qu’un succès très limité. Il faut donc le revoir aujourd’hui. C’est un classique ; un vrai vaudeville à la Feydeau. On ne se dispute pas avec ma femme. Non, elle dit simplement « C’est toujours pareil ». C’est injuste. Parce que Feydeau, Labiche, Sacha Guitry, ou même Courteline, c’est du miel dont on fait sa couche. Evidemment, on peut vivre avec une femme qui n’aime pas Des pissenlits par la racine. C’est difficile, mais on y arrive. Il y a des situations plus abruptes. La décapante Arielle Dombale a été marié à Bernard-Henri Levy, la pauvre. Il y a des répliques magiques dans Des pissenlits par la racine : « Dans le domaine du turf, jeune homme, y'a deux façons d'croquer. La magie ou le hasard.... J'explique: Favori sur faux ticket ou tocard sur vrai tickson... À moi, la magie m'a coûté deux ans d'placard... C'est pourquoi, aujourd'hui, j'aime mieux un mauvais cheval qu'un bon juge d'instruction ! » (Maurice Biraud) ; « Y'a les vents contraires, la dégoulinante infernale, le poteau noir, la scoumoune !... Mais y'a ceux qui s'effondrent et ceux qui réagissent.... Et c'est pas seulement une question d'choux, mais c'est une affaire de tour de main... Et l'Jo, il l'a gardée sa paluche miracle... Sa pogne en Zéphyr... Le Rubens de la taille douce, le Léonard du composteur... Et quand j'vais les palper, mes deux cents briques, qui c'est qui, là-haut, va l'avoir dans l'baba ?... C'est c'fumier d'Pom Chips ! » (Encore Bibi) ; « Je suis pas Lawrence d'Arabie. Je traverse pas le désert sans boire. » (Toujours Bibi)… Je pense que quand on couche avec une femme de Picasso, on s’enfonce des clous ou des vis dans la tronche. L’amour, ce n’est pas de l’art moderne. Ma femme ressemble plus à un Rubens qu’à un Botticelli. Mais j’adore Rubens, il y a de quoi mettre les mains !

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BFM Business annonce 0% de croissance pour 2013. Et ce sera sans doute moins ; récession. Ça va faire mal ! C’est la France normale : énormément de chômage, pas de croissance, des impôts à tire-l’arigot et le ministre Duflot qui est une Calamity Jane hystérique. Vous avez voulu monsieur normal, et là, on est normal jusqu’au cou. Ce n’était pas la peine d’aller en Afghanistan pour se changer les idées, parce que l’Afghanistan maintenant c’est nous. Ma femme fait de l’aquagym. Je n’ai jamais vraiment compris ce que... Lire la suite » c’était. En principe, ce sont 30 bonnes femmes, en maillot de bain dans une piscine, qui sautillent comme des phoques. Si, si, le phoque sautille ! Quand il a des crampes aux mollets. Et le taekwondo, non plus, je ne comprends pas. C’est japonais, comme l’assassinat au sabre. C’est très laid. Le sport, en général, est très désagréable. Pourquoi s’emmerder à faire du sport ? Transpirer n’est pas plaisant. Courir un 100 mètres en 10 secondes, ça sert à quoi ? Prend ta bagnole, connard !!! Je veux mettre de la passion dans mon roman. Balzac dit : « La passion est toute l’humanité. Sans elle, la religion, l’histoire, le roman, l’art, seraient inutiles ! » Enfin, de la passion, ouais, je ne vais pas faire un truc hyper sentimental. Un peu de passion. Mon personnage principal est un type désabusé, hypocondriaque et névrosé, il a une passion handicapée. Michel Houellebecq a écrit ceci : « “Le bonheur est une idée neuve en Europe”, d’accord ; mais est-ce une bonne idée ? » Le bonheur, c’est croire en l’avenir. Il y a le bonheur personnel, et il y a le bonheur collectif. Le bonheur collectif, ce ne sera pas avant très longtemps. Mon bonheur personnel ? Oui. Mon premier roman va sortir, je vais être heureux. Et pour le reste, ça va, ce n’est pas trop mal. Je ne fais pas de sport, je fais l’amour, j’écoute Mozart, j’ai des réserves de Martini… Je reconnais que je suis anormal. C’est vachement extrémiste dans un pays normal. Je suis un extrémiste nihiliste. Le mercredi est quand même un jour très con !

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Site de la revue TRAIN DE NUIT
http://traindenuit.e-monsite.com/

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Je travaille sur mon roman. Mais là, je souffle dix minutes. Hier, je me suis occupé du roman « historique » que j’ai écrit avec Sébastien, « Un McGuffin atomique ». Il y a un an qu’on a fini ce roman. Et pour l’instant, on n’a pas trouvé d’éditeur. On a mal cherché. C’est bête parce que c’est le genre de roman qui doit se vendre comme des petits pains. Il y a aussi le scénario de film. Ça c’est p
lus compliqué. Je pense que c’est plus un scénario de téléfilm pour ARTE qu’un film. Je vais de toute façon... Lire la suite » l’envoyer à plusieurs producteurs. Donc, en ce moment, je prépare la suite, ma suite. J’écris un deuxième roman, le premier « Je suis le mari de ma femme » sera publié à la fin de cette année, j’essaie de vendre « Un McGuffin atomique » et le scénario, et mon bouquin de pensées (profondes ?) « De l’inconvénient de n’être que moi » est en lecture chez un éditeur. Je sais, c’est vachement optimiste alors que tout est sombre. La France est quasiment morte, son avenir est plus réduit qu’une portion de Vache-qui-rit. Mais les gens auront sans doute besoin de se distraire. On le voit avec le cinéma, Kad Merad sort merde sur merde et pourtant le public se presse dans les salles. Et pareil pour Dujardin. Il y même des mecs qui trouvent Anne Roumanof drôle ! On est un peu en 1938. La guerre approche. Ray Ventura chante Tout va très bien madame la marquise. En fait, il faudrait se mettre en apnée, ne lire que Closer ou Voici, dormir beaucoup, faire l’amour souvent, manger des crabes, boire des cocktails, et attendre le retour du Général de Gaulle.

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Monsieur normal a fait un discours. Il a dit : « On est dans une grosse merde, les mecs ! » Il n’a proposé aucune solution pour essayer de sortir de la grosse merde. C’est normal, monsieur normal est normal, et les individus normaux sont chiants et sans idée. Dernièrement, j’ai parlé de Philip Roth. Je ne suis pas un inconditionnel de Roth. Certains de ses bouquins sont formidables, d’autres son
t simplement assommants. Roth a longuement été marié à l’actrice Claire Bloom. Il en parle très souvent dans ses romans. Roth... Lire la suite » déteste Woody Allen (pour lui ce n’est qu’un amuseur inconsistant). Quand Woody s’est séparé de Mia Farrow, Roth s’est tapée cette dernière. Roth et Claire Bloom étaient divorcés. Pour se venger de Roth, Woody a engagé Claire dans plusieurs films. C’est ce qu’on appelle la vie intellectuelle new-yorkaise. En 1953, Claire a joué dans un film anglais, « Innocents in Paris ». Et dans ce film, le chauffeur de taxi était interprété par Louis de Funès. Il est à noter que le plus grand rôle de Claire c’est celui qu’elle eut dans « Limelight » de Chaplin. Donc, Claire a fréquenté les trois plus grands génies de l’humour du siècle passé. Ce serait super que mon roman « Je suis le mari de ma femme » soit adapté au cinéma et qu’il y ait un rôle pour Claire dedans. Elle pourrait être ma grand-mère, par exemple. Finalement, je préfère John Fante à Roth. Et je préfère Mira Sorvino à Claire Bloom (voir «Mighty Aphrodite »).
Je suis calme et reposé. J’ai mon nouveau roman bien en mains. Je vais travailler durement. Lundi, je m’y mets à 6h30. Vers 10 heures, je ferai une pose, je dois voir ma copine Françoise. Mais je ne m’arrêterai que pour l’apéritif du soir. J’ai prévu de mettre le point final le 24 décembre. Logiquement, ce sera bon. Je ne vais faire que ça. ECRIRE !!! Je dois avoir un repas avec deux couples d’amis en octobre, un week-end chez ma mère, une sortie cadeaux de Noël avec mon amie Myriam, un bouquin à lire seulement, c’est tout. Donc, je vais être libre pour ne préoccuper que de mon roman. Ne pas oublier de débrancher le téléphone !!!

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J’ai très mal dormi. Je me suis réveillé dans l’état d’un tigre dans une soirée punk. Cela signifie que je vais ramer toute la journée. Je prends des notes pour mon roman. J’ai failli m’arracher les tifs, j’avais eu une idée, je ne m’en souvenais plus. Maintenant ça va, je l’ai notée, je ne peux plus l’oublier. J’ai 3 histoires dominantes pour ce roman. Je vais devoir les mener de A à Z. J’ai un léger problème : une de ces histoires a déjà été traitée par Philip Roth dans un de ses bouquins. Ce n’est... Lire la suite » pas très grave parce que je ne vais pas du tout faire la même chose que lui. J’ai des points communs avec Roth ; nous sommes tous les deux des emmerdeurs. Mais lui, il a écrit 15 romans, moi un seul. De toute façon, c’est sûr qu’on ne va pas me comparer à Hemingway. Personne ne croit vraiment que je chasse l’ours ou que je combats les taureaux ! Je suis un atrabilaire, un hypocondriaque, un nihiliste. Donc, inévitablement, je suis du côté de Roth. Mais… je n’ai pas envie qu’on me compare ou qu’on m’assimile. Je veux être unique. Mon premier roman est différent, anormal même. Je n’ai pas située l’action, ça peut se passer n’importe où, Paris, New York, Londres, Cannes. Le deuxième ce sera pareil. Ça ne m’intéresse pas. Ce qui est important, c’est l’histoire. Je trouve que les descriptions de décors, de lieux, c’est une perte de temps. « Vicki, Cristina, Barcelona » de Woody Allen est un film très sympa, original, mais il y a à peu près 15 minutes d’images touristiques qui sont ennuyeuses. En fait, ce n’est pas tout à fait exact. Dans le roman que je prépare, il y a un événement, le Festival des Narcissiques, qui doit se dérouler dans une ville. Dans mes notes, j’ai mis Avignon. Mais si je veux rester sur ma position, je dois trouver une astuce pour éviter de nommer cette ville. Je m’aperçois que je viens de révéler un truc de mon roman. Le Festival des Narcissiques ! Ouais, en tant que narcissique assumé, je suis invité à ce festival, avec Loana (du loft) et Marie de Secret Story. Ce n’est pas calamiteux, ce Festival n’est pas une de mes histoires, c’est juste un moment du roman, un passage. C’est comme si je disais que page 26 je me rase avec du gel. Je vous annonce aussi que ma femme sera nue dans plusieurs extraits. Et je vais beaucoup faire l’amour. Et merde, pourquoi se gêner ? Et le sexe, c’est vendeur ! Je vais bosser 15 heures par jour. C’est ma rentrée ! Je vais arrêter de déconner sur Facebook , Linkedin et mon blog. Le boulot, rien que le boulot. Je vais finir « Fuck America » de Edgar Hilsenrath, après je ne lis plus rien, je ne réponds plus au téléphone, je mange vite, je me bourre de Mars et je fais la gueule. Ça va être très bien !!!

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Ça y est, j’y suis presque : je vais m’attaquer à mon deuxième roman. Scène après scène, tout me trotte dans la tronche. J’ai toute l’histoire, son déroulement, il ne me reste qu’à écrire. Ça ne pas être de la tarte. Surtout pour mon entourage, parce que je vais devenir susceptible, grognon, infernal. En attendant, je ne fais rien, je suis pensif, flasque, étranger à tout, indifférent. Je milite pour le droit à l’indifférence. On n’est jamais assez indifférent. Il y a une crise énorme, on va s’enfoncer encore... Lire la suite » plus, les hommes politique sont médiocres, le gouvernement est nul, il n’y a plus de bon film, Madonna me tape sur le système, maintenant je m’en fous. Qu’est-ce qu’on va devenir ? Rien, absolument rien. La réindustrialisation de la France, c’est un fantasme. On ne va pas inventer des smartphones ou des microprocesseurs. Notre seul avenir, c’est le tourisme. On ne sera plus que des valets pour les chinois fortunés. Ou un grand territoire pour la baise internationale. On en a pour 10 ans minimum. Ouais, on ne se relèvera pas avant 2025. Et encore ! Il va y voir un chômage de masse, on aura moins de fric, les jeunes se battront pour faire de la téléréalirité (unique débouché professionnel). Eh bien, moi, je m’en fous. Je vais écrire mes conneries, tranquillement, c’est tout. Bien sûr, si les sushis deviennent un plat national, je lutterai contre. Je ne suis pas malheureux. J’ai ma femme, les œuvres de Schopenhauer, les DVD de Woody Allen, une bagnole qui roule et je ne danse pas la zumba. C’est vrai qu’avec la mondialisation, on peut aller vivre ailleurs. En Russie, par exemple. La Russie est en train de vivre ses 30 Glorieuses. Les boîtes de nuit sont remplies de blondes somptueuses (dixit Houellebecq), on peut fumer et boire sans être taxés. Et il y Londres surtout, qui n’est pas loin. Tout le monde se tire à Londres en ce moment. De très nombreuses sociétés se délocalisent. Des tours entières de 3000 ou 4000 personnes. Voilà, je vais encore écrire un roman dépressif mais gai. Mourir en souriant, c’est cool, non ?

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Je lis (relis) Interventions 2 de Michel Houellebecq. Il parle de la fête, c’est très amusant, et perspicace. Il dit : « Il suffit d’avoir prévu de s’amuser pour être certain de s’emmerder. »
Sa conclusion me plaît aussi : « Une perspective consolante : l’âge aidant, l’obligation de la fête diminue, le penchant à la solitude augmente ; la vie reprend le dessus. » Récemment, j’ai participé à deux r
epas qui m’ont franchement agacé. Ce n’était pas avec des personnes que j’aime vraiment. Mais elles n’avaient... Lire la suite » que des conversations sérieuses et plombantes. Je ne me sens bien que quand je dis des conneries. Là, je pense à mon amie Bernadette (ma psychanalyste). Quand on est ensemble, je lui parle de ma vie sexuelle, de mon désespoir, de mes angoisses, mais toutes les 10 secondes on se balance des vannes, des vertes et des pas mures ; c’est stimulant. Les gens solennels me cassent les pieds. Ceux qui ne parlent que de leurs enfants sont les plus pénibles. Moi je n’ai pas vraiment de sujet à mettre sur la table. Jayne Mansfield ? Ouais, Jayne Mansfield, c’est un excellent sujet. D’accord, sa fin est très triste. Mais on peut avoir une discussion passionnante sur sa poitrine (rien que sur son sein droit, Gros Nul peut faire un discours de trois heures). Et La Blonde et moi (The Girl Can't Help It) est un film extra. Et il n’y a pas que Jayne Mansfield. Il y a Marilyn. Et Billy Wilder. Et Certains l’aiment chaud (je voudrais écrire un roman sur ce film énorme !).
La canicule (qui est passée très loin de moi) est parait-il terminée. Quand on fait l’amour l’été, on transpire beaucoup, on est plus mouillé qu’une éponge. Et ça fait des bruits amusants ; splotch, splotch, splotch. Tiens, on pourrait parler de ça !
- Tu as fait des splotch hier soir ?
- Ouais, au début. Mais après, je suis carrément resté collé !
La première fois que j’ai vue Jayne Mansfield j’ai dû m’arroser avec le tuyau du jardin pour me calmer. Je crois que je ne suis pas encore calmé.

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Hier, j’ai regardé Sweet Charity de Bob Fosse. Un grand moment de cinéma. Bob Fosse est quelqu’un qui compte pour moi. Il a réalisé 5 films, dont 4 chef-d’œuvre : Sweet Charity, Cabaret (8 oscars), Lenny (un prix à Cannes), All That Jazz (Palme d’or à Cannes, 4 oscars). Son cinquième et dernier film, Star 80, est-il ou non un chef-d’œuvre ? A mes yeux, oui. C’est un film très spécial (dans sa forme) qui raconte une histoire vraie, avec les noms véritables. C’est l’histoire d’une jolie fille qui est remarquée par... Lire la suite » un type plus âgée qu’elle. Celui-ci veut en faire une vedette. Il parvient à la faire poser dans Playboy, playmate du mois. Les deux se marient ensuite. Mais le type est un rustre, très violent. La jeune fille prend un amant, le réalisateur Peter Bogdanovich, et souhaite divorcer. Le type finit par assassiner la jeune fille. C’est un drame basé sur une réussite facile. A l’époque, cette histoire a fait scandale à Hollywood. Bob Fosse est mort il y a 25 ans. Il manque énormément, il me manque. Je suis extrêmement intransigeant en cinéma, je n’aime que trois réalisateurs : Fosse, Fellini et Polanski. + le Woody Allen d’Annie Hall. Dans All That Jazz, Bob Fosse parle de lui, de son épuisement et ses addictions (alcool, cigarettes, drogue), et de son travail. Fellini, dans Huit et demi, c’est lui en cinéaste dépressif qui fuit le monde du cinéma et se réfugie dans un univers peuplé de souvenirs et de fantasmes ; c’est autobiographique ; Fellini est le cinéaste de l’autobiographie vécue ou rêvée. Annie Hall, c’est vraiment Woody Allen à un moment donné, avec ses amours, ses désillusions, ses obsessions. Diane Keaton (Diane Hall dans la vraie vie) interprète Annie. Elle joue avec Woody ce que fut leur relation amoureuse. Les DVD de All That Jazz, Huit et demi et Annie Hall sont dans la bibliothèque au-dessus de mon bureau, ils ne me quittent jamais. Je crois (je suis sûr) qu’ils correspondent tout à fait à mon travail, à ce que j’écris. Je possède la folie voluptueuse de Fellini, l’acidité douce de Fosse et l’humour de Woody. J’ai toujours vécu avec tout ça. Quand mon roman « Je suis le mari de ma femme » sera publié, il n’y a pas un mec au monde qui dira que j’écris comme Proust, ou Faulkner, ou John Fante, ou même Camus. En revanche, il y aura certainement des gens (lucides) qui verront que je suis dans la même veine que Fellini ou Woody Allen. Je l’espère très fort ! Enfin non, je m’en fous. C’est personnel.
Et Polanski alors ? Polanski est le réalisateur de l’enfermement, pratiquement tous ses films ont pour sujet l’enfermement. Il a commencé sa vie dans le ghetto de Cracovie, puis après la guerre il y a eu le communisme, l’horreur absolue. Il a même fait 50 jours de prison à Los Angeles. Et il y a deux ans, il était assigné à résidence en Suisse. Moi, je suis un claustrophobe pathologique. Et je me suis toujours senti enfermé en moi-même. D’un autre côté, je n’aime pas les voyages, j’ai peur de sortir de chez moi et les étrangers m’emmerdent. Je suis très contradictoire.
Il y a quand même une différence entre ces êtres merveilleux (mes maîtres) et moi. Bob fosse baisait tout ce qui bougeait. Woody Allen s’est marié trois fois, il a eu beaucoup d’aventures, et même une liaison avec une fille de 14 ans. Fellini était marié mais il avait une maîtresse officielle. Polanski, dans les années 60, était un fou de sexe. Et moi, je ne couche qu’avec ma femme. Mais je ne suis pas un pisse-froid, il y a du sexe dans mon roman. Je dis d’ailleurs qu’une journée sans sexe c’est pire que les sushis ou le tofu.

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Ce sont les vacances. Je ne branle absolument rien et c’est délicieux. Je mets un quart d’heure pour préparer mon Martini on the rocks, c’est tout. J’ai retrouvé un enregistrement d’une conversation entre Dostoïevski et son épouse en 1886, au bord de la mer noire :
ANNA : Tu viens te baigner, mon doudou ?
DOSTOÏEVSKI : Oh non, l’eau est trop froide !
ANNA : Non, elle est vachement bonne. J’ai envie d’enlever le haut de mon maillot, je veux faire bronzer mes seins.
DOSTOÏEVSKI : Ne déconne pas ! Tolstoï et sa pétasse... Lire la suite » sont sur la serviette à côté. Si Tolstoï voit tes nichons, tu vas te retrouver dans La Mort d'Ivan Ilitch ! Tu le connais, cet enfoiré, c’est un voyeur, un pervers, un Strauss-Khan !
ANNA : C’est très chiant, les écrivains !
DOSTOÏEVSKI : Arrête ! Moi je suis hyper cool. Je ne t’ai fait aucun reproche quand tu as dévalisé toutes les boutiques de Moscou. Tu as même acheté la robe cintrée à manches longues et la pochette en cuir de veau de Vivienne Westwood, et ce n’était pas donné. En plus, je te fais des trucs sympas avec mon Polzounkov !
ANNA : Ouais, hier soir, c’était mémoires écrits dans un souterrain ! Tu étais à six mètres de mon point G !
DOSTOÏEVSKI : Je n’avais pas digéré la croustade de poule au riz. Fais gaffe, Tolstoï te mate ! Et ne te caresse pas les tétons !
ANNA : Je mets de la crème solaire, tête de nœud !
DOSTOÏEVSKI : Allez, tu m’énerves, va tremper ton cul dans la flotte !
ANNA : Le Tsar devrait tous vous envoyer en Sibérie pour vous calmer ! Ecrivains de merde !...

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Le JDD publie la liste des 50 personnalités préférées des français. C’est du n’importe pourvu que ça mousse ! Ils interrogent qui ? Des extraterrestres ? Noah, par exemple. Qui peut vraiment aimer ce mec ? Il doit 1 million d’euros au Fisc, il est totalement camé, il chante de la soupe et il ne dit que des conneries (sur le dopage…). De toute façon, 50, c’est énorme ! Moi, je n’en aime même pas 10. Houellebecq évidemment. Frédéric Beigbeder, je l’aime bien, mais je n’en fais pas un fromage. Qui d’autre ?... Lire la suite » L’économiste Philippe Chalmin me plaît énormément ; il est tellement drôle. Le critique gastronomique François Simon (qui écrit vachement bien) ; l’écrivain Nicolas d'Estienne d'Orves ; Eric Zemmour parce qu’il n’est pas politiquement correct ; Robert Menard le meilleur journaliste ; Elisabeth Levy qui me donne la pêche et le courage d’affronter la bêtise qui nous entoure ; Gabriel Matzneff parce que c’est un proscrit ; Ivan Rioufol qui tient le blog le plus iconoclaste. C’est tout je crois. Maria Sharapova n’est pas française. Scarlett Johansson non plus. On nous prend vraiment pour des abrutis !

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http://jesuislemaridemafemme.e-monsite.com/
Le site dans lequel je parle de mon roman "Je suis le mari de ma femme".

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Vacances. Je ne fais absolument rien. Si, j’ai fait une lessive, j’ai préparé des brochettes, j’ai un rangé un quart de mon bureau, j’ai lu « Psychologie du pingouin » de Benchley, j’ai téléphoné à un copain et j’ai fait l’amour (+++). Il n’y a que les J.O. en ce moment. Je trouve aberrant que certains sports représentés ne soient pas vraiment des sports. Moi, je n’aime que la boxe, la F1 et le te
nnis. Hier, je suis tombé sur le plongeon. Des mecs plongent dans une piscine en faisant des espèces de roulades. Le... Lire la suite » plongeoir est à 10 mètres de hauteur. Bon, ça d’accord, c’est costaud ; moi, je tremble quand je monte sur un escabeau. Mais pour un mec qui fait ça toute la journée, ce n’est pas insurmontable. C’est un sport de midinette (je voulais mettre un autre mot, mais aujourd’hui, on risque un procès, l’indignation nationale, le goudron et les plumes, ça craint du boudin). A la télé, l’eau, très bleue, ça rend bien, c’est joli. La nage, en général, ça me laisse comme un poulpe sur son caillou, indifférent. Les mecs font 100 mètres en crawl, on les applaudi, c’est formidable, clic-clac c’est pour Kodak. Le saumon se tape des milliers de kilomètres, il ne gagne pas une médaille, pourtant c’est autre chose. Le plus incroyable, c’est le judo. On n’y pompe rien ! Deux mecs vêtus comme des ploucs se tripotent à une distance de 1 ou 2 mètres, soudain il y en a un qui bouge un pied, l’autre le saisit aux épaules, et ils tombent sur un tapis (de confection chinoise). Ça dure deux ou trois minutes. Et c’est fini. Il y a surtout les termes japonais. Chaque prise ( ?) a un nom japonais : sushi, kurumi, naméko, énoki-daké, Kurosawa… Moi, j’ai fait du karaté. Surtout parce qu’après la leçon on buvait du Beaujolais et on allait en boîte. J’ai obtenu une ceinture, je ne me souviens plus de quelle couleur. Mais j’étais atrocement nul. J’étais en duo avec mon ami François qui était aussi avarié que moi. Je crois qu’on n’a jamais fait de combat. Si une fois, on devait combattre, mais François avait commencé le Beaujolais avant et il a eu un malaise. C’est notre ami Philippe qui l’a remis sur pieds ; Philippe a lu le manuel des castors juniors, il est balèze en secourisme. Je ne suis pas du tout un sportif. Je n’étais pas mauvais au tennis, malgré un service pitoyable. Et au squash, je tenais la distance. Tous les sports de raquette me convenaient. Un sport qui m’aurait plu, c’est le foot. C’est un sport très con, limite mongolien, mais on possède une (ou même plusieurs) Ferrari, et ça c’est quand même extra.
Ce soir, je suis en finale, au lit, avec ma femme. Je pense triompher ; je suis en forme, j’ai suivi un bon entrainement, je n’ai jamais de crampe. En dehors de tout ça, entre le sport et les cigares, j’ai choisi les cigares. Comme Churchill. Churchill a toujours été mon idole. Il disait : « J’ai retiré plus de choses de l’alcool que l’alcool ne m’en a retirées.»
Les J.O. c’est bien, mais il vaut mieux savoir vivre. De préférence, sans se faire bouffer par les moustiques !

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Je n’aime pas les polars. Je ne lis pas les polars. C’est toujours pareil, c’est plutôt mal écrit, je trouve ça assez ennuyeux. Je n’aime pas le foot non plus. Je ne suis pas très mec. En ce moment, je relis Fuck America d’Edgar Hilsenrath, l’histoire d’un poète qui erre parmi les putes et les clodos. Quand Jakob Bronsky débarque à Broadway en 1956, son grand projet est d’écrire un roman sur son expérience du ghetto pendant la Seconde Guerre mondiale, un roman qui s’intitulerait Le Branleur ! Fuck America est un... Lire la suite » roman burlesque, très drôle. Je ne me sens pas très proche d’Edgar Hilsenrath. En fait, je ne me sens proche de personne. Je suis inclassable. Si on regarde un peu plus finement, on peut dire que j’ai des points en commun avec Houellebecq. Lesquels ? Je fume comme lui ! Ce que je fais ressemble à ce que fait Jerry Seinfeld. Son humour se base sur les observations de la vie quotidienne les fameuses "Did you notice (Avez-vous remarqué)". Moi aussi. La série "Seinfeld" reste l'une des émissions les plus appréciées du public américain, et a été élue par TV Guide "Meilleure émission de tous les temps". Jerry donc, et puis les comédies romantiques. Je suis très marqué par les comédies romantiques. Love Actually me rend hystériquement heureux. Je n’appartiens pas au Nouveau Roman, je suis un Hussard très limité, Marc Dugain est à mille lieux de moi, entre Ruffin et moi il y a deux ou trois océans, je suis beaucoup plus hypocondriaque que Marc Levy (qui ne l’est pas du tout !). En bref, je suis un Houellebecq sentimental qui débite des absurdités comme Jerry Seinfeld. Je crois quand même qu’il existe des lecteurs qui seront intéressés par mon travail. Pas seulement les psychiatres des asiles !

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J’ai écrit la première séquence de mon nouveau roman. C’était assez difficile, je devais y mettre les débuts de plusieurs intrigues. Après lecture et relecture, je trouve que c’est plutôt réussi. Maintenant, il me reste environ 150 pages à écrire. J’ai toute l’histoire, mais ça ne va pas se faire comme ça. Je vais souffrir. J’ai tendance à pinailler sur chaque mot, alors ça n’avance pas vite. J’ai des priorités : je veux que ce soit novateur, je veux que ce soit drôle et je veux que ce soit dérangeant. Oui, si... Lire la suite » ce n’est pas novateur, si c’est écrire comme tout le monde, autant regarder Secret Story. Et drôle, oui, ça doit être drôle. Mais de l’humour, du vrai, du british. De l’autodérision ! Et puis, si je n’emmerde pas les gens, si je ne les agace pas, ça sert à quoi ? Je vais me reposer, profiter des vacances, je ne travaillerai vraiment qu’à partir de septembre. Ça va être super !

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EXTRAIT DE MON ROMAN :

Je vais tenir mon blog.
Mon blog perso rien qu'à moi.
Ce ne sera pas un blog pour ma femme.
Enfin, je parlerai de ma femme, mais elle ne pourra pas parler dans mon blog.
De toute façon, si elle parlait, elle parlerait de moi, et je préfère parler moi de moi.
Et si je n'ai pas envie de parler de moi, je parlerai de ma femme.
Évidemment, je parlerai aussi de... ben de... de moi.
Et de ma femme et de son corps magnifique de ronde (95 kilos).
Au départ, je voulais écrire un roman.
Mais bon, je ne savais pas de quoi... Lire la suite » parler.
De moi, oui.
Mais dans un roman, ça ferait trop.
Enfin, ce serait trop long.
Même si je faisais 3 chapitres sur ma femme.
Je veux parler, quoi, mais sans en dire beaucoup.
Parce que je ne veux pas que... que ma femme apprenne des choses sur moi.
Elle me connaît bien, d'accord, mais elle ne sait pas qui je suis vraiment.
Qui suis-je ???

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Ma femme a la chance d’être grosse. Je sais que des tas de filles s’escriment à perdre 3 kilos. Mais pourquoi ne pas rester telle qu’on est si on est belle malgré des formes. J’aime ma femme, c’est pour cela que j’ai écrit un roman pour elle. C’est un roman drôle et surprenant dans lequel ma femme joue un rôle capital, le premier. J’espère que mon roman plaira à toutes les rondes.

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Comment décrire mon roman « Je suis le mari de ma femme » ? On peut dire que ça ressemble à Annie Hall de Woody Allen. Ça n’a rien à voir avec Annie Hall, mais dans le ton oui ; dans la manière de dynamiter de l'intérieur les moments de pathos, par exemple. Sur le plan littéraire, il n’y a aucune référence. J’admire passionnément Michel Houellebecq, nous avons un peu le même genre d’humour, mais je n’écris pas comme lui. Non, vraiment, je ne me sens proche de personne. J’ai mon propre style. Si on tient à m’assimiler à quelqu’un, mis à part Woody Allen, je dirai : Larry David (« Larry et son nombril »), Jerry Seinfeld et Nadine de Rothschild. Et voilà…

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