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Sofia est un nom de sagesse, fines et intelligentes elles savent mener leur barque à bon port. J’aurai pu aussi intituler ce livre « les Malheurs de Sofia », et voler son titre à la Comtesse de Ségur ! Mais je ne pouvais pas, j’aurais été accusée de violation du copyright…. Je suis née le 8 décembre 1979 à Marseille. J’étais et je reste la petite dernière, le petit bébé de la famille, entourée d’une famille aimante. Dés mes premiers jours, ma Maman décela un petit soucis de santé. En effet, le médecin diagnostiqua un problème de thyroïde, d’où mon gabarit de pins. A l’école, puis au collège, ma petite taille fut le sujet de moqueries… Inutile de vous raconter les fois où je rentrais à la maison en pleurs et me blottissait dans les bras de ma Maman. Elle est exceptionnelle ma Maman ! Je suis restée toute petite, une puce. De toutes façons, il paraît que tout ce qui est petit est mignon….. Excepté ce petit détail, je garde au fond de ma mémoire des tas de fous rire, et beaucoup de joie …J’ai toujours été un vrai clown, un petit bout en train…Une rasade de « Tchut Tchut pas de marque » (boisson gazeuse contenant de la caféine), me suffisait pour être en forme toute la nuit. Ma maman m’avait d’ailleurs interdit d’en boire à partir de 16h, sinon il lui était impossible de me coucher… Aujourd’hui encore, cette boisson me fait toujours autant d’effet… Je pense qu’il s’agit du savant mélange de bulles et de caféine …. J’ai longtemps été un peu ronde. Quelques régimes « haleine de porc » et une douloureuse déception sentimentale m’aidèrent à modeler mon corps à mon idée. Ma grande sœur m’avait offert pour mes 12 ans un petit badge, elle ne se doutait pas que le message allait devenir mon leitmotiv : « Les filles sages vont au paradis et les autres vont partout ! » Laissez moi, maintenant, vous parler de qui je suis au-dedans, au plus profond de moi… Mes plus : pleine de peps, une vraie pipelette, le sourire constamment accroché aux lèvres, sociable, extravertie, sincère, entière et sensible. Mes moins : curieuse (mais c'est bien là mon moindre défaut), très rancunière, un peu trop émotive peut être, mais je me soigne… Péché : Gourmandise Beaucoup de personnes pensent que je suis un cœur d’artichaut, et j’avoue qu’elles n’ont pas tout à fait tort. Mais en fait, je ne suis pas systématiquement « in love » de tous mes petits copains. Je suis tout simplement amoureuse de l’amour. Je vie ma vie telle une chanson, beaucoup me touchent, me parlent, réveillent en moi des souvenirs, des émotions ... Un jour, par hasard, alors que j’écoutais de la musique, je suis tombée sur un morceau de Bénabar dont le texte m’a littéralement chamboulé. Je m’y suis reconnue, c’était comme si ces paroles avaient été écrites pour moi… « Tiens, qu'est-ce que tu fais là ? C'est moi, c'est Sofia. Quoi tu ne me reconnais pas ? Mais si…. On était ensemble au lycée. C'est vrai, j'ai changé. J'ai des enfants, un mari. Bah quoi, t'as l'air surpris ! Je n’étais pas destinée, à une vie bien rangée, j'étais perdue…Mon mari m'a trouvée. J'étais de celles, qui disent jamais non. Les "Marie couche-toi là", dont on oublie le nom. J'étais pas la jolie, moi, j'étais sa copine. Celle qu'on voit à peine, qu'on appelle machine. J'avais deux ans de plus, peut-être deux ans de trop, et j'aimais les garçons, peut-être un peu trop ! Bien sûr, vous aviez eu des dizaines de conquêtes, que personnes n'avaient vues… Toujours pendant les fêtes…Pour beaucoup d'entre vous, je suis la première fois, de celles qui comptent, mais pas tant que ça. Je n'étais pas de celles a qui l'on fait la cour. Moi, j'étais de celles, qui sont déjà d'accord. Vous veniez chez moi, mais dès le lendemain, vous refusiez en public, de me tenir la main. Et quand vous m'embrassiez, à l'abri des regards, je savais pourquoi, pour pas qu'on puisse nous voir… Alors je fermais les yeux, à m'en fendre les paupières, pendant que pour guetter : vous les gardiez ouverts. Je me répétais : " faut pas que je m'attache ", vous vous pensiez : " il faut pas que ça se sache " ! Mais une fois dans mes bras, vos murmures essoufflés, c'est à moi, rien qu'à moi, qu'ils étaient destinés ; enlacée contre vous à respirer vos cheveux, je le sais, je l'affirme….Vous m'aimiez un peu. Certaines tombent amoureuses, c'est pur, ça les élève ; moi, je tombais amoureuse, comme on tombe d'une chaise. Et les autres filles, perfides petites saintes ; m'auraient tondu les cheveux, à une autre époque. Celles qui ont l'habitude, qu'on les cajole, ignorent la solitude, que rien ne console. » (Extrait de « Je suis de celles » – Bénabar)


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