J’ai délocalisé ma maison. Elle tient dans mes poches. Je n’oublie jamais d’emporter mes rêves avec moi. On ne vit pas qu’à un seul endroit. Un jour Melun, l’autre Bruxelles, puis Toulon, Nantes et Paris. J’apprends à ne pas trop m’enraciner. Je balade de lourdes valises pleines de vie, d’habits, d’instruments de musique, de carnets, de livres et de thé. Je fais des piles entre ce qui reste et ce qui part, je trie sans cesse, j’essaie...

Cet article provient du blog MAORA. MAORA est également auteur de Instant #3 : froides lectures et Instant #2 : please don’t stop the music.
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