Et si on choisissait des fleurs locales et de saison pour prendre à contre-pied la dégradation climatique ? 

Depuis quelques années, les consommateurs s’intéressent de plus en plus aux contenus de leurs assiettes. Même chose avec les produits cosmétiques. Les applications capables de déceler les produits nocifs pour le corps fleurissent. Les produits estampillés biologiques ou productions locales sont en plein essor. Propulsé par le désir de mieux-vivre et la prise de conscience écologique, la lubie de vouloir tout contrôler poussent les consommateurs à tout remettre en question. Dernière interrogation : les fleurs. 

Alors qu’en France 85 % des fleurs vendues viennent de l’étranger, l’impact écologique que cela entraîne est impressionnant. Entre émission de CO₂ pour acheminer les cargaisons en provenance principalement d’Hollande, du Kenya ou d’Amérique du Sud jusque dans l’Hexagone et utilisations de substances chimiques, le développement durable ne semble pas être la principale source de préoccupation. Un bouquet peut, ainsi, contenir jusqu’à 25 substances nocives quand un bouton nécessite 7 à 30 litres d’eau. À l’instar des fruits et légumes, il semble nécessaire de revoir les modes de consommations de tout un chacun. Afin de limiter l’impact de ce marché sur la planète, de nombreux fleuristes se mettent à travailler avec des producteurs locaux et des boutons de saison. 

Des labels et des fleuristes éthiques 

Production locale et, depuis le 1er janvier 2017, écoresponsable. Initié par Stéphane Le Foll lorsqu’il était ministre de l’Agriculture, le label « Fleurs de France » s’impose comme un gage de qualité. Il rejoint ainsi la liste des autres certifications, déjà existantes. Parmi elles, « Plante bleue », né en 2011, atteste de la démarche respectueuse de l’environnement des horticulteurs. Le « Label Rouge », quant à lui, veille au maintien de la qualité des fleurs proposées à la vente. Ces derniers, s’ils référencent les producteurs, ne travaillent pas forcément avec les fleuristes. 

Face à la myriade d’enseignes vendant des fleurs dites éthiques, « Fleurs d’ici » s’impose comme l’un des leaders. La plateforme de livraison de bouquets s’engage ainsi à livrer des fleurs en circuit court et « cueillies la veille de leur livraison ». Toujours disponible en ligne, « Lilas Rose » met l’accent sur les fleurs fraîches et made in France. Pour le reste, aux quatre coins du pays, certains vendeurs indépendants s’engagent dans des démarches responsables. C’est le cas de « Pompon » basé à Montreuil (93) ou d’Éphémère qui mise sur des fleurs de saison.

Quelles fleurs choisir en fonction de la saison ? 

Acheter de saison ne rime en aucun cas avec privation ! Petit calendrier. 

Au printemps : pivoines, tulipes, muguet, lis, lilas, camélia ou pâquerette. Le retour des beaux jours apporte son lot de fleurs colorées et délicates. 



En été : c’est peut-être l’une des saisons où l’on trouve le plus de fleurs. Entre hortensias, dahlia, lavande, glaïeul, lys et œillets, on retrouve les incontournables marguerites et tournesols. 



En automne : les roses sont encore présentes, mais cela reste indéniablement la saison des chrysanthèmes. 

En hiver : retour en cours de SVT pour se souvenir que ce n’est pas la période la plus propice aux fleurs. Cependant, mimosas, jasmin ou hellébores viennent égayer la grisaille hivernale. 


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CBR


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