Nul besoin de remèdes magiques ou de médicaments pas très sains. Pour soigner la dépression hivernale, certains préconisent de faire le plein de lumière. Zoom sur la luminothérapie. 

Avec seulement 3 h 23 de soleil en 12 jours, la ville lumière est à deux doigts de perdre son titre. Le soleil, aurait-il disparu en 2019 ? Vivant dans la grisaille, il s’annonce difficile pour les Parisiens de garder leurs sourires légendaires. Réduisant les journées, éclipsant les éclaircies, chaque année, l’hiver fait rage. Un mal, qui pâtie sur la santé d’un grand nombre d’individus. 

Résultat ? Fatigue, appétit surdéveloppé et réveils impossibles à gérer. C’est le come-back du blues et de la déprime. Pour venir à bout de ces mauvais jours et retrouver la positive attitude, le corps a besoin de sérotonine, un neurotransmetteur responsable du bien-être et du bonheur. Problème, sans soleil, le taux de sérotonine baisse considérablement. 

Les maux causés par le manque de lumière 

Les études prouvant l’influence du soleil sur la santé mentale ne sont pas nouvelles. En 1903, déjà, le médecin danois, Niels Ryberg Finsen, reçoit le prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses travaux sur les pouvoirs de la lumière. 80 ans plus tard, c’est au tour du psychiatre sud-africain de confirmer cette théorie. Norman E. Rosenthal fait le lien entre dépression et manque de lumière alors qu’il étudie les troubles affectifs saisonniers (TAF). Loin d’être une tendance, pour venir à bout de ces maux dépressifs, la luminothérapie revient donc chaque année au goût du jour. 

Une exposition quotidienne d’une vingtaine de minutes est conseillée. Lunettes surnommées « luminettes » ou grandes lampes, les alternatives au soleil ne manquent pas. Certaines blogueuses comme Cyrielle Thomas de Carnets parisiens optent désormais pour cette médecine se servant d’une lumière blanche pour reproduire les rayons du soleil.



Luminothérapie : on fait comment ? 

Loin des gadgets futuristes fleurissant dans les grandes enseignes telles que Nature & Découvertes, Darty ou sur Amazon, la luminothérapie est utilisée depuis les années 1920. Si bien évidemment, cela représente un certain budget – comptez de 70 à 600 euros en fonction des différents dispositifs -, l’application de la luminothérapie est supposée réguler l’horloge biologique. En plus de booster le système immunitaire, elle lutte contre la prise de poids liée à la saison, facilite le sommeil et donc les réveils, le tout en ralentissant l’effet de la fatigue causée par l’hiver. Adieu le blues, bonjour bonheur. La capitale, Paris, va-t-elle pouvoir sauver son titre de « ville lumière » ? 

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Cyrine BRmdn

 

 


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