Rosa-lyne

Blog : Rosa-lyne dans Humeurs

Bonjour a vous qui allait me lire. Je vous souhaite un bon parcours Je vous fais decouvrir mon univers et vous dis à bientot ici la et maintenant

Escroqueries, braquages, prison : Françoise Davari ne regrette rien
Gautier Battistella
Il y a 56 minutes
Ronaldo, Kean, Bonucci, Allegri, tous trop forts
Alaa Salah pose devant une peinture murale la représentant, en face du ministre de la Défense à Khartoum, le 20 avril 2019.
Soudan: Alaa Salah, icône de la révolution malgré elle

Ni « malfrat » ni « voyou » : elle préfère le qualificatif d’« aventurière ». Cette femme de 66 ans est une survivante. Enfant mal-aimée, abusée dans sa jeunesse, elle conquiert sa liberté... Lire la suite » grâce à un sens aigu de l’indépendance. Accusée d’espionnage, proche du gang de la Brise de mer, elle aura revêtu une trentaine d’identités. Celle que le milieu surnommait « la baronne » habite désormais « loin des ennuis ». Mémoires d’une repentie (presque) assagie recueillis par un romancier. Ou quand la vie a plus d’imagination que la fiction.
© Patrick Fouque/Paris Match

Angoulême, 1957. Une fillette blonde et potelée termine son petit déjeuner. Elle a 4 ans et habite une maison bourgeoise. Les baies vitrées donnent sur un carré de pelouse entretenu avec soin. Les bols sont sur la table, on distingue un piano en arrière-plan. Surgit son père, traits tirés, haleine nicotine. Il dort mal, alors il boit. Ce matin-là, il tient dans sa paume Oscar, un papillon apprivoisé. La petite fille le nourrit de fleurs et lui a confectionné une boîte d’allumettes pour qu’il puisse dormir. L’homme l’écrase entre ses mains. Agacé par ses sanglots, il la forcera à avaler son chocolat au lait. Françoise plisse les lèvres : « La guerre contre mon père commence ce jour-là, et ne cessera plus. » Robert Pouch est un cardiologue réputé, homme affable et à femmes. Il possède une voiture chère, un appartement à la mer et une famille, dont il ne s’occupe guère. Il s’est marié, très jeune, à une héritière dont la dot confortable lui permet d’entretenir ses maîtresses. Trois enfants verront le jour, deux filles et un garçon. Françoise, la cadette, naît en 1953. Sa mère a subi neuf avortements : « Maman m’a gardée par hasard ou lassitude. Je suis un bébé non désiré. Mon père me le rappellera toute ma vie. Pour échapper à son emprise, j’ai compris que je devrais me battre. Et que je serais seule. » Les destins tiennent parfois à si peu de chose.

"Toute ma vie, je rêverai de me venger des hommes"

Françoise Pouch veut se faire appeler Davari, du nom de son dernier mari iranien. Un petit bout de femme à l’appétit de vie gargantuesque. Elle cannibalise l’énergie autour d’elle, ne supporte pas le silence ni les hésitations, bouillonne, vous serre dans les bras, parce que là, elle vous adore, mais elle peut d’un même geste planter ses ongles dans votre poignet, la bouche déformée par un rictus, à vous flanquer des frissons. Elle exige de l’amour et, pour cela, elle est prête à vous mettre un couteau sous la gorge. Sa personnalité s’est construite contre ce père tyrannique, à qui elle ne cessera de quémander une preuve d’affection. En vain. « Enfant, mon père nous expliquait comment commettre le meurtre parfait. Il a tué ma petite maman à petit feu, en la faisant passer pour folle. » Sa mère décède d’un infarctus, après un long séjour dans un hôpital psychiatrique à La Rochelle, avec traitement aux électrochocs recommandé par le « bon docteur Pouch ». Un autre souvenir, « plein de douleur et de sang », achèvera de justifier sa défiance envers ce qu’elle appelle « la race masculine ». En 1965, elle a 12 ans et un caractère affirmé : premières fugues, bagarres au couteau à cran d’arrêt avec les « friteurs » de Nancy. Elle est la seule fille de la bande. L’été, comme chaque année, elle passe ses vacances près de Perpignan. Un étudiant en médecine de 25 ans la viole dans la résidence secondaire de ses parents. Sa voix ne tremble pas quand elle évoque cet après-midi tragique : « Toute ma vie, je rêverai de me venger. Entre-temps, il faut survivre. »
Jeune maman douce et blonde avec son fils. © Fournis par Lagardère Media News Jeune maman douce et blonde avec son fils.
Elle collectionne les amants sans jamais s'attacher à aucun d'eux

Son rapport aux hommes, lui, n’y survivra pas. Ils lui paraîtront lâches ou suspects. Françoise est belle, elle plaît et collectionne les amants – dont une idylle avec Manitas de Plata – sans jamais s’attacher à aucun d’eux. A 22 ans, elle décide d’avoir un enfant, et se trouve, selon ses propres termes, « un géniteur ». Antoine naît le 17 mai 1976. Il grandira entre la demeure de son père et la communauté hippie où s’est installée Françoise (elle se lie d’amitié avec Philippe Djian qui travaille sur son premier roman, « Bleu comme l’enfer »). Une enfance que ce jeune quadra, aux mots rares et choisis, qualifie pudiquement de « tumultueuse » : « A 4 ans, ma mère, par souci d’une meilleure répartition des richesses, me demande de voler la bague sertie d’émeraude de ma grand-mère paternelle. Je suis censé réclamer à boire, puis, une fois seul, me diriger vers un joli secrétaire ancien, en ouvrir le tiroir latéral et glisser le bijou dans le sac à dos d’un personnage Big Jim. Dans mon cerveau d’enfant, une alerte s’allume. Je refuse. Ce n’est qu’un avant-goût de ce qui allait suivre. »

Car voilà, Françoise ne peut s’empêcher d’aller taquiner la légalité, c’est plus fort qu’elle. Une attraction irrésistible, surtout quand il s’agit d’œuvrer pour la bonne cause, et tant pis pour le reste : l’émotion, chez elle, aura toujours raison. Alors directrice des ventes d’une filiale de Gillette, elle s’acoquine à des caïds de Perpignan afin d’offrir une prime à cinq de ses employés, malades, qui ne bénéficient pas de la Sécurité sociale. Verdict : trois semaines de préventive. Les malfrats, eux, s’entre-tuent en gare de Narbonne. Elle se retrouve avec son fils, seule et sans le sou. « Avec ma mère, se souvient Antoine, j’ai connu la pauvreté et le luxe, les caches sordides et les appartements somptueux. L’argent était dépensé très vite, nous abandonnions dans la fuite la plus grande partie de nos biens. »

Souvenirs, famille, amis : Françoise a une surprenante capacité à laisser derrière elle ce qui l’encombre. Elle s’envole pour le Cameroun sur un coup de tête : elle n’a aucune idée de ce qu’elle y trouvera. Antoine est inscrit dans une école publique, seul Blanc parmi 2 500 petits Camerounais. Il a 8 ans et des allures de Mowgli lorsque survient le coup d’Etat du 6 avril 1984 (des généraux factieux cherchent à renverser le président Paul Biya, élu deux ans plus tôt : la tentative échouera). « Ce matin-là, sur le chemin de l’école, la ville est étrangement vide et silencieuse. Des militaires nous ordonnent de rentrer. Nous passons les quelques jours de siège chez des amis camerounais, à manger soupes de poisson et bananes plantain. Des armes crépitent. Un jour, nous tentons une sortie. Une rafale de mitraillette toute proche nous fait changer d’avis. »
Dénonçant un coup d'Etat français au Cameroun, on l'arrête pour espionnage

Françoise n’a pas peur de grand-chose mais elle parle beaucoup et (trop) fort. Elle aura passé sa vie à cela, elle, l’enfant mal-aimée : se faire remarquer, exister, envers et contre tout. Envers et contre tous. En dénonçant « un coup d’Etat français contre le président Biya », elle attire la curiosité des autorités qui l’arrêtent pour espionnage. A sa sortie de prison, le consul français la somme de quitter le pays. Refus catégorique. Elle est radiée de l’ambassade, sa tête mise à prix. Elle parvient à quitter le Cameroun in extremis sous une fausse identité. De cette époque date son goût pour les noms d’emprunt, et une haine, bientôt viscérale, des « petits colons blancs pleins de morgue, qui ont pillé l’Afrique ».

Dix ans plus tard, du côté de Barcelone. La voiture de location bondit à l’assaut des petites routes tortueuses. Le conducteur, les yeux injectés de cocaïne, n’a plus de réflexes cohérents. Trois véhicules de la Guardia Civil talonnent la petite Seat rouge. Un coup de volant trop raide : c’est l’accident. Le véhicule verse dans un fossé. L’homme prend la fuite. Une dizaine de policiers entourent l’autre passager, une jeune femme blonde, la quarantaine, habillée avec goût. « Je me tiens calme, se souvient Françoise. Debout, à côté du fossé où gît la carcasse. Un policier me fourre son pistolet dans la bouche et m’éclate la lèvre supérieure. Je suis menottée, à plat ventre sur le capot. Dans le coffre, ils découvrent revolvers et fusils d’assaut. Pour les flics, pas de doute : j’appartiens à l’ETA. » A l’origine, un braquage qui a mal tourné. L’idée était de racketter un soi-disant milliardaire, qui vit seul avec sa femme dans une maison perdue de la province barcelonaise.

Rien ne se déroule comme prévu : pas de coffre-fort, ni de bijoux, nada. Le bonhomme ne possède pas une peseta mais a, en revanche, une fille policière et une ligne directe avec le commissariat le plus proche. En 1995, l’éradication du terrorisme est la priorité absolue du gouvernement espagnol. Après une nuit d’interrogatoire, Françoise est jetée dans une cellule aveugle au fond de laquelle les geôliers ont lancé une grenade lacrymogène. « J’ai passé la nuit la joue collée contre le béton, pour happer le filet d’air qui passait sous la porte en fer. Durant la nuit, j’ai été prise de violentes coliques. Le lendemain matin, vers 6 heures, en ouvrant la porte, le flic aura un sursaut de recul et m’obligera à nettoyer. » Son complice et amant, dans un acte de bravoure désespéré, cherche à la libérer, arme au poing, mais il se trompe de commissariat ! Françoise est incarcérée à la prison pour femmes de la Wad Ras, à Barcelone. Le procurador requiert vingt-deux ans de prison, quinze contre son comparse. Cette fois, elle appelle son fils, qu’elle a toujours cherché à préserver.
En prison, la mère dépend désormais de son fils

Antoine se souvient : « Le parloir est une pièce toute blanche et minuscule où deux chaises se font face, séparées par une vitre. On a fondu en larmes, sans même pouvoir nous toucher. » Il fera les déplacements à Barcelone, tous les week-ends, sacrifiant une partie de ses allocations étudiantes afin que sa mère puisse se procurer les biens indispensables (papier toilette, cantine, etc.). Leurs rapports s’inversent. Désormais, elle dépend de lui. « J’ai souvent eu le sentiment d’être un père de substitution pour ma mère, remarque Antoine. Je me retrouvais en train de la sermonner ou de la mettre en garde contre les risques de son métier. Bien entendu, elle ne m’écoutait jamais, ou trop tard. »

"A cette époque, même mon chien a de faux papiers !"

Quand Françoise sort de préventive, innocentée, un an et demi après, elle a tout perdu – excepté sa rage. Le grand banditisme lui tend les bras : « J’infiltre le milieu par opportunisme et curiosité. Je n’ai jamais caché mon admiration pour des hommes qui risquent leur vie et leur liberté. » Elle s’associe à un homme qui tient une imprimerie. Un jour, il falsifie la carte d’identité d’une femme jockey décédée, dont il remplace la photo, et lui confie le chéquier pour qu’elle aille acheter un billet de train. C’est la révélation. Elle apprend le métier de faussaire, ouvre des comptes en banque sous différents noms. Dans un premier temps, elle demande des crédits pour acheter des voitures, qu’elle revend. Elle finit par dérober des sommes pharaoniques aux assurances, aux banques, et siphonne les fonds des opérateurs téléphoniques. Elle partage l’existence d’un avocat de la French Connection, son meilleur ami s’appelle François Marcantoni (ancien artificier, gang–ster célèbre, impliqué notamment dans l’affaire Markovic). « Je mène grand train, lance-t-elle fièrement. On m’appelle “la baronne”. A cette époque, même mon chien a de faux papiers ! J’ai moi-même dû avoir une bonne trentaine d’alias. Une façon de me libérer de mon père : à chaque nouveau nom, j’effaçais un peu plus le sien. L’une des périodes les plus excitantes de ma vie. » Une « excitation » vécue différemment par son fils. « Je me souviens du matériel d’espionnage et des fusils à pompe posés sur la table, mais aussi des déménagements incessants. A un moment, pour des raisons de sécurité, j’ai dû vivre loin de ma mère. J’ai été menacé d’enlèvement plusieurs fois : on ne s’y habitue jamais. Comme on ne s’habitue pas à voir sa maman derrière les barreaux. »

Toulouse, Yaoundé, Barcelone, Fleury-Mérogis, Fresnes, Caen, Rennes… « Je pourrais écrire un guide touristique des prisons du monde », fanfaronne Françoise. La prison est le prix de la liberté. C’est surtout un enfer surpeuplé, dont il est impossible de sortir indemne. En bas du classement, la maison d’arrêt de Caen, « la pire de toutes ». Françoise y est incarcérée pour avoir participé au passage de clandestins vietnamiens en Angleterre (épisode dont elle n’est pas fière et sur lequel elle préfère ne pas s’étendre). « J’ai attendu huit mois mon premier parloir. Pour avoir cherché à contacter mon fils, j’ai pris sept jours de mitard avec sursis et sept jours supplémentaires d’incarcération. La mort rôde, s’infiltre dans nos rêves, car elle est seule synonyme de paix et de solitude. » Il faut imaginer cinq détenues (dont une qui dort par terre), des criminelles, coincées 22 heures sur 24 dans une cellule enfumée, musique et télé à fond. Les rires gras quand l’une d’elles se rend aux toilettes. L’envie de vomir, les migraines. Et la haine. En guise de cour de promenade, un carré de béton, entouré de grillages. Avec interdiction de descendre une serviette pour s’asseoir ou de porter gants ou bonnet l’hiver.

« Au bout de plusieurs mois, poursuit Françoise, on m’a autorisée à partager la cellule non-fumeurs d’une femme, déclarée folle par les psychiatres. J’ai dû signer une décharge, aucune autre détenue n’ayant tenu plus de cinq jours en sa compagnie. Un autre versant de l’horreur. Quand on nous servait de la viande, elle me disait que je mangeais de la chair humaine ou que je buvais de l’urine de cheval lorsque c’était du thé. Elle refusait de se laver, dormait avec ses chaussures dans ses couvertures et dégageait une odeur pestilentielle. Elle ricanait toute la journée, ouvrait la fenêtre en hiver et la fermait en été. » Une nuit, elle la découvre au-dessus d’elle, les bras étendus pour l’exorciser : « Je n’arrêtais pas de penser au détenu de Rouen qui avait dévoré le poumon de son codétenu après l’avoir cuisiné. » Alors qu’elle se trouve incarcérée, elle est opérée d’un cancer du sein. Cette expérience la laisse « brisée » et durablement fragilisée.

"J’ai traversé tant de tempêtes et de trahisons !"

Aujourd’hui, elle s’étonne d’avoir survécu. « J’ai traversé tant de tempêtes et de trahisons ! Mais je ne regrette rien. Je n’ai jamais volé que d’autres voleurs – banques, compagnies d’assurances, etc. J’ai décidé très tôt que personne n’aurait le droit d’influer sur ma vie. J’ai toujours essayé d’être utile. J’ai essayé d’aimer. » Françoise habite ces temps-ci en province avec sa sœur, dont elle s’est rapprochée. Elle s’est mise au bio, ne mange plus de viande, et rêve d’élever des chèvres. Son père vient de mourir. Antoine est devenu papa d’un petit garçon de 4 ans. Il écrit et pratique la méditation : « Je ne partage pas les valeurs du banditisme, marquées par l’individualisme et la violence, chuchote-t-il presque. Ma vie familiale me pousse à rechercher l’apaisement et l’harmonie. » Apaisement et harmonie. Deux mots longtemps absents du vocabulaire de Françoise. « Oui, c’est vrai, je me suis souvent perdue, reconnaît-elle. Je suis obstinée, voire bornée. Mais je n’aurais pas pu concevoir une existence rétrécie et consensuelle. Et, au moins, je me suis sentie vivre. » Pour la première fois peut-être, à 66 ans, Françoise est à sa place, un peu apaisée.

Gautier Battistella est auteur de deux romans chez Grasset : « Un jeune homme prometteur », paru en 2014, et « Ce que l’homme a cru voir », en 2018.Françoise Davari

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  • vaiana

    vaiana un petit coucou de passage sur HC
    bon WE
    a bientot le 31 March 2019, 11:17 Supprimer

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  • vaiana

    vaiana COUCOU
    merci de ta visite
    ici WE sous la pluie
    bon WE a toi
    a bientôt bisous le 6 April 2019, 18:22 Supprimer

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Un jugement rendu par le tribunal de grande instance de Toulouse va contraindre Enedis à retirer des compteurs déjà installés. Mais pas que…

Par un jugement daté du 12 mars, le tribunal de Grande instance de Toulouse, saisi en référé, enjoint « à la SA Enedis de n’installer aucun appareil dit Linky ou autre appareil assimilé ou assimilable à raison de ses caractéristiques dans le domicile des demandeurs ou à l’extérieur de leur appartement ou de leur maison ». Vous avez bien lu : pour la première fois, la justice... Lire la suite » interdit à Enedis d’installer son machin, et ce chez 13 plaignant·e·s, autrement dit chez tous ceux qui ont pu fournir un certificat médical attestant de leur électrohypersensibilité.

Les autres requérant·e·s ont, certes, été débouté·e·s. Mais, comme le dit Arnaud Durand, l’un des deux avocats, ce jugement permet de voir qu’ « on commence à remonter la pente ». « Nous étions sur un terrain défavorable, détaille-t-il. Le TGI de Tarascon, par exemple, nous avait déboutés en expliquant que le compteur Linky n’émettait tout simplement pas d’ondes… Par la suite, Enedis s’appuyait sur ce jugement lors d’autres audiences pour convaincre les juges. » Une spirale infernale brisée par ce jugement du TGI de Toulouse.

https://refuser-compteur-linky.fr/enedis-contra...

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Cela fait quatre ans que Bénédicte et sa famille ont adopté un mode de vie "zéro déchet". Elle ne produit désormais qu'un simple bocal de détritus par an. Elle a raconté sa démarche et prodigué ses bons tuyaux à Olivier Delacroix sur Europe 1.

Avec son mari et ses deux enfants, Bénédicte Moret, 35 ans, est parvenue à ne quasiment plus produire de déchets. Une démarche complexe, mais qu'elle a choisi de mener comme un jeu. Auteure d'un blog et d'un livre, Ma famille zéro déchet, elle a raconté son expérience à... Lire la suite » Olivier Delacroix, vendredi sur Europe 1, et en a profité pour livrer quelques conseils à ceux qui seraient tentés de lui emboîter le pas pour, comme elle, faire un geste pour la planète.

"Il y a quatre ans, avec ma famille, on a décidé de réduire à néant tous nos déchets. On s'est dit qu'il fallait arrêter d'attendre que le changement vienne d'en haut, et qu'on soit nous-mêmes acteurs.
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Concrètement, on a vidé notre poubelle sur une bâche dans le jardin, on a regardé élément par élément, et on a essayé de trouver une solution pour chaque déchet que l'on produisait. À la fin de la première année, on a quand même réussi à réduire nos déchets de 90%, ce qui est absolument énorme. Et là, au bout de quatre ans, on est arrivé à produire un bocal de déchets par an pour une famille de quatre.

On était déjà à fond dans la préservation de l'environnement avant. On pensait qu'on était nickel, mais on continuait à avoir cette poubelle toutes les semaines. À un moment donné, on s'est dit 'Mais ce n'est pas possible, on fait du compost, de la sensibilisation, mon mari travaille dans une ONG depuis des années, et on continue d'avoir des déchets !' On s'est dit qu'il fallait arrêter de dire aux autres ce qu'il faut faire et regarder ce que nous on ne fait pas. On a décidé d'être vraiment acteurs dans notre quotidien, avec nos enfants. On a voulu les mobiliser car c'est quand même l'avenir. On s'est lancé tous ensemble dans cette aventure.

Entendu sur Europe 1 C'est une progression qui est assez lente, mais quand on a pris des petites habitudes, ça se fait tout seul

On a décidé de vivre ça comme un jeu. On a d'abord commencé par écrire un blog avec des articles qui racontaient notre aventure, les choses positives et négatives. On ne s'est pas mis la pression. Au début, on disait qu'on allait faire zéro déchet, et au bout de quelques semaines on s'est rendu compte que ce n'était pas possible, et qu'il fallait donc tendre vers le mieux. Comme c'était fait un peu à la rigolade et de manière positive, rien n'a finalement été très compliqué. C'est une progression qui est assez lente, mais quand on a pris des petites habitudes, ça se fait tout seul.

Il y a quatre ans, on a essuyé les plâtres, parce qu'il n'y avait pas beaucoup de zéro déchet. En créant le blog, puis en publiant le livre, on s'est dit que toutes les galères que l'on a rencontrées, autant que les gens les zappent et entrent directement dans le côté pratique et facile.
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Entendu sur Europe 1 Faire du zéro déchet, c'est aussi aller à l'essentiel et arrêter de consommer pour consommer

Réduire ses déchets, c'est un peu déserter les supermarchés, redonner son argent à l'économie locale. Les exemples concrets, c'est aller chez son boucher, son fromager, son pâtissier, acheter ses légumes au marché, y aller simplement avec son panier, des bocaux en verre ou des Tupperware.

Figurez-vous que ça ne coûte pas du tout plus cher, ça coûte même moins cher au final. La première année, on a réduit notre consommation de 20%. Car faire du zéro déchet, c'est aussi aller à l'essentiel et arrêter de consommer pour consommer. Quand on déserte les supermarchés, on déserte aussi les tentations. On finit par acheter ce dont on a besoin, et pas ce qui nous fait envie, car on est moins tenté.

Je conseille de trouver vos producteurs locaux et d'aller directement chez le commerçant avec vos emballages réutilisables. Il faut réduire ses pulsions, ou en tout cas ses envies d'achats, sur les vêtements par exemple, on peut privilégier l'occasion plutôt que d'acheter neuf."

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/r-evolution...



reduire les dechets vous le faites vous ? nous oui....

  • vaiana

    vaiana coucou Rosa lyne
    Benedicte me bat , je composte un max mais j'ai quand méme pas mal de déchets
    il est vrai que je visite encor les hypermarket pour les courses
    il va falloir que je progresse ! ! !
    a bientôt
    bisous du sud ensoleillé le 19 March 2019, 13:29 Supprimer

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Les remèdes n’exsitent pas
Malo Naturo·Samedi 16 mars 2019

Fiche hygiéniste par Albert Mosséri
Ce sujet est d’importance capitale. Mon plus grand désir dans l’instruction hygiénique est que lecteurs et étudiants comprennent cette loi de la Nature que les remèdes n’existent pas. L’idée de l’existence des remèdes est un non-sens. Elle semble être réellement difficile à concevoir par la majorité des gens, même très instruits. J’essayerai quand même de l’inculquer dans l’espoir chimérique qu’un lecteur sur... Lire la suite » cent l’aura comprise dans toute son étendue. Peut-être dans quelques siècles, l’idée aura plus de chances d’être comprise.
Le point de vue hygiéniste, donc, est que les remèdes n’existent pas, qu’ils soient naturels ou non. Par contre, toutes les écoles en marge de la médecine, de même que l’école naturiste, admettent l’existence de remèdes qu’ils appellent naturels. Voilà ce qui différencie l’hygiénisme de toutes les autres écoles naturistes ou paramédicales. Cette différence est fondamentale.
Étudions les raisons pour lesquelles les remèdes n’existent pas :
1) L’existence de n’importe quel remède annulerait la loi universelle de cause à effet. Or cette loi ne peut être annulée au gré des hommes. On ne peut supprimer un effet qu’en supprimant sa cause. Aucun remède ne peut faire éviter les conséquences d’une vie déréglée. Rien ne peut rendre sobre l’ivrogne tant qu’il continue à boire. Aucun remède ne peut annuler l’effet du tabac. On ne peut pas suspendre les lois de la Nature, la chose n’est pas concevable. Aucun remède ne peut défier les lois inébranlables de la Nature.
La Nature n’a pas prévu que l’on puisse violer ses lois tout en échappant aux conséquences par le moyen d’un artifice, d’un truc, que ce soit un poison chimique ou un remède dit naturel. La Nature n’a pas créé des remèdes, mais des punitions.
Il n’y a que la suppression de la cause qui puisse abolir l’effet. Aucun remède ne peut faire cela. Aucune plante ne peut abolir la cause. Aucun traitement. Il est d’ailleurs absurde de vouloir combattre un symptôme.
Quelle est la cause de la maladie ? La seule cause que les hygiénistes puissent accepter est un mode de vie malsain. Voilà la vraie cause. Quand les médecins disent qu’il faut combattre la cause de la maladie, ils pensent que les microbes causent la maladie. Or les microbes ne sont pas la cause et les médecins ignorent tout des vraies causes. Ils devraient chercher la cause de la cause. Quand un praticien de la chiropractie prétend que les luxations causent la maladie, il ignore les vraies causes. Quand on parle de carences, on ignore les vraies causes. Quand on parle de la paresse des glandes, on ignore les vraies causes. Quand on parle de terrain, on ignore les vraies causes ou on les oublie volontiers. Les vraies causent de la maladie sont les habitudes anti-physiologiques.
Signalons à ceux qui l’ont déjà oublié que le corps vivant a le pouvoir de se cicatriser de lui-même, de se rétablir seul, de se refaire quand la cause est supprimée. L’organisme a le pouvoir innée de se « guérir » de lui-même dès que la cause est abolie.
2) La maladie est-elle l’ennemie du malade ? Si vous avez bien saisi la nature essentielle de la maladie, vous ne pouvez pas admettre d’une même haleine l’existence des remèdes. En effet, la maladie est une action salutaire, une action vitale de désintoxication et il n’est guère raisonnable de vouloir guérir cette désintoxication par un remède. C’est même absurde.
3) Ne me dites pas que vous voulez aider la désintoxication. Les processus vitaux de notre organisme sont et resteront un mystère insondable. Etes-vous sûr qu’en sondant la Nature, vous ne l’entravez pas ? Non, nous ne pouvons pas aider les processus dont nous ne comprenons pas le fonctionnement. Jusque-là, la Nature s’est tirée d’embarras toute seule, sans l’aide de personne, et même malgré nos maladresses et nos entraves. Nous devrions lui faire un peu plus confiance. Nous devons avoir foi dans la vie. Vouloir aider la Nature par des remèdes, c’est manquer de foi dans le pouvoir de la vie, c’est n’avoir pas de foi.
Toutes les méthodes censées aider le travail de la Nature énervent l’organisme souvent au point de supprimer l’élimination. Cette suppression de l’élimination se traduit par une sensation de bien-être et par la disparition des malaises provoqués par la désintoxication. Voilà pourquoi on prend cette suppression pour une guérison alors qu’en vérité l’organisme attend de reprendre ses forces gaspillées pour recommencer la désintoxication.
Tout remède énerve l’organisme car le corps lutte contre les matériaux qui ne sont pas normaux et nécessaires à la vie. L’énervation signifie une grande dépense d’énergie nerveuse. Cette dépense retarde l’élimination et cause donc la toxémie.
Vous venez de lire l’histoire de cent enrhumés. Ils ont tous guéri par 100 remèdes différents, sauf le centième qui s’est rétabli sans remèdes. Les remèdes ne guérissent jamais rien. Ils n’ont aucun pouvoir guérisseur ou curatif, car ce pouvoir vital est inné aux cellules vivantes.
Vouloir guérir une maladie est donc un non-sens. La maladie est elle-même le moyen de se « guérir ». La maladie est une désintoxication.

  • marydel

    marydel Bonjour Rosa lyne , et alors que faire lorsque nous avons un rhume ? le 18 March 2019, 09:57 Supprimer

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http://www.michele-rivasi.eu/a-la-une/linky-la-...

Michèle RIVASI demande la mise en place d’un moratoire afin de répondre aux recommandations de la Cour des comptes.



Ce mercredi 7 février 2018, la cour des comptes a rendu un rapport à charge contre le compteur électrique LINKY déployé par ENEDIS. Ce rapport met en lumière les mensonges communiqués par ENEDIS pour justifier son compteur ainsi que les montages... Lire la suite » financiers utilisés :

ENEDIS annonce en effet que le coût d’investissement ne sera pas répercuté sur les factures des consommateurs. Or la cour des comptes montre aujourd’hui qu’il s’agit d’un dispositif « coûteux pour le consommateur mais avantageux pour ENEDIS ». Le financement est en réalité « assuré par les usagers » et les conditions de rémunération d‘ENEDIS sont « généreuses et doivent être revues ».
Le compteur LINKY tel qu’il est proposé ne respecte pas la directive européenne de 2009 qui demande le déploiement d’un compteur permettant la participation active du consommateur. Dans le cadre de la transition énergétique il est important que le citoyen connaisse sa consommation en temps réel enfin de pouvoir la diminuer pour réduire à la fois sa facture et la demande nationale de production d’électricité. Les anglais proposent gratuitement à ceux qui le souhaitent un affichage dans l’habitation de la consommation en temps réel en MWH et en Euros. Or le LINKY ne propose pas d’affichage dans l’habitation, il ne propose pas non plus la consommation en temps réel et n’indique pas le montant en euros de sa consommation. Comme le dit la cour des comptes, les moyens mis en place « sont insatisfaisants ».
ENEDIS annonce que les compteurs sont obligatoires et qu’on ne peut pas s’y opposer. Or la loi ne permet pas à ENEDIS de l’installer sans le consentement des usagers. ENEDIS a déjà été contraint par la justice à Grenoble et à Toulouse de ne pas installer le compteur LINKY et même de remettre l’ancien compteur chez des personnes opposées pour des raisons de santé.

  • justine33

    justine33 Chère Rosa Lyne .merci à toi si grace à toi j'ai eu le mail de Néma.C'est vrai que je ne sais pas ouvrir les mp ni ici ni ailleurs.je ne suis pas une flêche en informatique.En tout état de cause merci ....je te fais la bise .Justine Claire le 17 March 2019, 08:43 Supprimer

  • carcajou

    carcajou Merci Rosa-lyne pour cet article très utile sur les compteurs Linky qu'on veut nous poser de force, si ils insistent tant je me doute que ça rapporte gros à quelques-uns et que nous pauvres consommateurs nous allons encore nous faire couillonner, mais que pouvons-nous faire ? Le refuser mais le mien est dans la rue ils peuvent me le changer sans que je m'en aperçoive. En Angleterre c'est super si on peut voir sa consommation au jour le jour, ça nous permettrait de corriger le tir en temps réel. Bisous le 17 March 2019, 23:59 Supprimer

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Il nous faut accueillir
L'eau de la terre nourricière
Ses champs de fleurs
Sous les bois à la lisière
Quand l'écureuil grimpe à l'arbre majestueux
Brandissant quantité de bras
Vers le ciel clair où nuageux
Vitalité d'un souffle de vent
Sur les rivières d'argent
Reflets des couleurs
Chaudes, ensoleillées
Des pelouses vêtues de plantes
Élancées et gratifiantes
D'un sourire
Une beauté extrême
Qualifié peut être de bohème
Sachant distraire les yeux
Dociles d'un monde en bleu
Le 15 mars 2019

Claudette Meplomd

  • vaiana

    vaiana jolis ecrits chere Rosa lyne
    a bientôt
    (je pense que tu es sur EKLA aussi ?)
    est ce que je me trompe ?
    bisousss le 17 March 2019, 18:50 Supprimer

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  • marydel

    marydel Rosa lyne que me conseilles tu alors de manger , j ai peur de contaminer mon entourage si cela se prolonge bien cordialement le 18 March 2019, 12:54 Supprimer

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l est des circonstances où on ne sait plus. Où l’on est perdu.

En principe, j’aime ces moments, car ils obligent à faire un pas de côté, un détour, à aller avoir ailleurs que dans son monde connu, pour tenter de penser, de choisir, de mieux aimer et de vivre.
Mais là, dans ce qui est dévoilé des méfaits, des drames, des crimes dont des membres de l’Église se sont rendus et se rendent coupables, je ne sais plus rien du tout. Nous sommes en terre étrangère. Exilés, tout au fond.

N’ayant plus les mots, je vais les... Lire la suite » emprunter ce matin à une grande dame, Catherine Chalier, philosophe, spécialiste d’Emmanuel Lévinas, lectrice magnifique du Talmud. Comme à une source, je suis allée relire ses pages sur les pleurs de Dieu, dans son Traité des larmes, fragilité de Dieu, fragilité de l’âme.

Selon les sages, écrit-elle, Dieu verserait quotidiennement des larmes. Une des causes de ces larmes c’est "l’omniprésence de ceux qui s’enflent d’orgueil. Dieu se retire dans ses lieux secrets pour pleurer sur eux, surtout lorsqu’il s’agit des chefs de communauté, car ils se servent alors de Lui, de sa Torah, afin de mieux dominer le peuple, au lieu de le servir. Leur suffisance chasse sa parole de la terre, et en prétendant agir en son nom, ils la pervertissent. Leur absence d’humilité, leur hypocrisie et leur « déficit de larmes » les transforment en objets d’opprobre, même s’ils l’ignorent. Dieu pleure sur eux, insiste le Talmud, comme si, par leurs propos et leurs attitudes, ils Le bannissaient de la terre, tout simplement pour prendre sa place".

https://rcf.fr/la-matinale/les-larmes-de-dieu?f...

  • Fany97440

    Fany97440 Bonjour. Merci pour ce bel article et ces beaux mots.
    je ne suis pas sur Hellocoton alors désolée si je ne réponds pas souvent, car mon blog est sur Eklablog, mais je te remercie de ton gentil mot sur Hellocoton et te souhaite un bel AM. Chez moi il fait très chaud à la Réunion j'ai plus de 30 degrés et le soleil est bien présent, ainsi qu'une forte sécheresse. Gros bisous de la Réunion. le 14 March 2019, 13:01 Supprimer

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