Selon les projections de l’Insee, l’année 2025 s’annonce comme une étape historique pour la démographie française : les décès devraient surpasser les naissances, entraînant un solde naturel négatif. Ce phénomène, anticipé de longue date mais désormais imminent, traduit l’impact du vieillissement de la population, de la baisse de la fécondité et de l’allongement de l’espérance de vie.

Un retournement inédit en France

Jusqu’à présent, la France faisait figure d’exception en Europe en maintenant un solde naturel positif, grâce à une natalité relativement élevée. Cette situation va changer en 2025, alors que la génération du baby-boom arrive en âge avancé. Le nombre annuel de naissances est en baisse continue depuis plusieurs années, atteignant son plus bas niveau depuis la Seconde Guerre mondiale. Parallèlement, les décès augmentent du fait du vieillissement de la population.

Causes principales de l’inversion

  • Le nombre de femmes en âge de procréer diminue.
  • L’indicateur de fécondité est en repli, désormais sous la barre de 1,8 enfant par femme.
  • Les progrès médicaux augmentent l’espérance de vie, gonflant le nombre de personnes âgées.

La conjugaison de ces facteurs entraîne une hausse prévisible et durable du nombre de décès par rapport aux naissances.

Quelles conséquences à moyen terme ?

Ce changement structurel interroge sur l’avenir de la société française. La diminution du solde naturel pourrait affecter l’équilibre des retraites, la croissance économique et la dynamique des territoires. L’immigration pourrait alors jouer un rôle croissant pour soutenir la population active et compenser la contraction naturelle de la population.

La question démographique s’impose donc comme un enjeu central pour les décennies à venir, appelant à des adaptations sociales, économiques et politiques d’envergure.